Nous sommes de retour donc.
L’arrivée fut tardive, en retard comme il se doit sur les Paris-Nice en fin de journée. Nous n’avions pas de téléphone pour prévenir nos amis qui du coup ont poireauté un long moment. Bien sûr, il n’y avait plus de voiture de loc de disponible. Bien sûr le Mac Do était fermé et les filles affamées. Bien sûr maman avait oublié de nous laisser les clés de la Xantia qui de toute façon n’aurait pas démarré.
Nous nous sommes donc retrouvés à Bendejun, après avoir dormis deux heures la nuit d’avant, vers les minuit-1h, sans voiture, sans certitude sur la possibilité de nous faire à manger, mais avec une baignoire, de l’eau chaude, un frigo en fonction mais vide, une machine à laver, pleins d’oiseaux, internet et des cousins.
Pourquoi des cousins ? Vous allez comprendre. J’ai appelé ma cousine à 7h du mat le lendemain de notre arrivée (« Elle bosse à 8h, il faut que tu l’appelles avant » « Euh … ça fait deux ans que j’ai pas vu Dominique. » « C’est pas grave appelle la. ») pour lui demander si par hasard elle pourrait nous prêter une voiture.
« Pas de problème, je passe te prendre à 7h30″. J’ai envoyé Sylvain. J’avais pas envie de m’habiller.
L’après-midi même, mon cousin est passé pour essayer de démarrer la vieille punto de Gigi, qui au final n’était pas très fiable. « Vous êtes bien installés ? » « Oui ça va, mais je crois qu’on a pas de gaz » (la plaque de gaz ne fonctionnait pas) « Attends je regarde » … « Je reviendrais ce soir pour nettoyer les injecteurs. Achète une bouteille. »
Le soir même nous avions de quoi faire la cuisine. Et quelques jours après, quand maman est redescendue (2h30 de route tout de même) pour nous filer les clés de la Xantia (« Fais attention aux guêpes » « Quoi les guêpes ? …. Aïe ! » Les fourbes avaient fait leur nid partout dans les interstices de la carrosserie et m’ont attaquée immédiatement), il nous a mis la batterie à charger et nous avons pu enfin leur rendre leur voiture après une bonne semaine d’utilisation.
Merci les cousins sur ce coup là.