Quelques brèves

Pour revenir doucement dans le blog voici quelques brèves:

Deux accidents en deux semaines, c’est le tarif pour quitter Maurice pour Al. Je précise tout de même qu’à chaque fois ce n’était pas de ma faute. Déjà pour quitter la France il y a un an et demi, j’avais eu plein de problèmes annexes (amendes, contrôles de gendarmerie, etc). Je mesure ma chance du moment à ce qui m’arrive en voiture. Cet hiver au Japon par exemple, j’ai été prise en flagrant délit d’excès de vitesse sur une autoroute limitée à 80 ou 90 km/h pendant 100 km sans rien de visible le justifiant comme des travaux par exemple (j’ai craqué). J’étais autour de 140 km/h. « C’est combien les excès de vitesse au Japon ? » « Euh, autour de 2500 € »  » HEIN !!! » Le policier qui nous a arrêté a hésité cinq minutes à faire son méchant très méchant… et il nous a laissé partir comme ça. J’étais en veine à ce moment là. En un an et demi à Maurice, nous auront eu à deux 4 accidents, 5 crevaisons dont deux pneus explosés dans les nids de poules et deux carters moteurs fendus. Un joli score à l’image de l’état des routes et de la conduite mauricienne.

Nous sommes arrivés à Maurice avec un dizaine de cartons dont quatre pour les vélos, un pour le piano et un pour la guitare. Je pensais repartir avec une vingtaine, une trentaine max. Nous avons fait partir 47 cartons finalement (et encore, on a laissé les vélos  et le porte-vélos là-bas) … Ça me laisse perplexe. Bon, c’est vrai que nous avons du racheter des serviettes, qu’il y avait une fontaine, un ganesh, un gros pot, un barbecue et quelques bibelots en plus mais c’est surtout la vaisselle que j’ai acheté tout au long de l’année qui a fait la différence je pense. Les locations ont beau être « full furnish », il manque toujours de la vaisselle surtout quand on est cinq.

Aline ou l’art de se mettre dans la m… toute seule comme une grande. En février, j’ai pu changé ma carte bleue qui arrivait à expiration. Ça tombait bien, nous étions sur la Côte. De retour à Maurice, j’ai donné sans faire attention ma carte française pour payer tout en composant le code de la carte mauricienne… Comme j’étais dans le pâté, j’ai fait trois fois le code (vous commencez à comprendre ?). « Mince, j’espère que ça va pas me bloquer ma carte » « Mais non ne vous en faites pas » dixit le vendeur très charmant au demeurant. Et puis j’ai oublié l’incident. Jusqu’à ce que j’ai besoin de retirer de l’argent liquide pour cause de rupture de trésorerie à Maurice (avec un mois de moins de frais qui n’arrivait pas, on avait toujours du mal en fin de trimestre). Ne pouvant pas retirer plus de 20000 roupies par guichet, il fallait en faire plusieurs. Premier guichet, ça passe. Deuxième guichet, ça passe. Troisième guichet, refus. Bon pas grave, je dois avoir atteint mon quota journalier, j’attendrai demain. Sauf que ça n’a jamais marché évidemment. J’ai vraiment pris conscience qu’il y avait un problème quand j’ai voulu payer sur internet le renouvellement de lapoof.com. Le plus étrange c’est qu’il a fallu deux retraits avant que ma carte soit effectivement bloquée. Nous étions en juin. Vous me direz ,pas de problème, Sylvain a une carte lui aussi. Sauf que la carte de Sylvain était également arrivée à expiration en mai. Nous avons donc testé l’expédition de carte bleue à l’étranger.  Et bien, ça marche. DHL est un service bien rodé. Elle est arrivée deux jours avant qu’on libère la maison. On a eu chaud.

Le transit d’animaux cabine est décidément compliqué. L’enregistrement a été tellement long que nous sommes arrivés juste pour embarquer. Pour commencer, ils ne voulaient pas nous faire l’enregistrement jusqu’à Nice. « La machine ne le permet pas ». Ben voyons. « Donc nous allons nous trimballer tous nos bagages à CDG. Avec trois heures de transit et un chat à réenregistrer, on risque de rater le vol. »"Ce n’est pas nous, c’est Air France » Il faut préciser que les vols Air France sont gérés par du personnel Air Mauritius. Il y a un correspondant Air France et un seul dans tout l’aéroport. Nous avons demandé à le voir pour discuter. Après palabres, il nous a proposé de faire le transit pour les filles et moi avec tous les bagages et qu’ainsi seul Sylvain devrait sortir pour que la douane voit Mina et contrôle ses papiers. Ça nous arrangeait grandement, parce qu’en dehors de la manutention, l’enregistrement à Paris aurait surement posé des problèmes de taxes pour excédent. On se doutait bien qu’à Maurice, ils accepteraient le surpoids et de fait, après nous avoir emm…. pour Mina, ils ont tout lâché pour les bagages (200 kg au lieu des 120 kg officiels sans compter les ordis… et dire que j’avais fait du tri). Mais à Paris, on était à peu près sûr que ça ne passerait pas. Au final, Sylvain a présenté Mina à un douanier qui n’en avait rien à faire et qui n’a rien contrôlé du tout. Pour l’enregistrement Paris-Nice, ils ont voulu refaire payé Mina (bien qu’elle soit considérée comme bagage cabine, elle paye son billet). Sylvain a tenu bon en disant qu’on avait déjà payé (80€ tout de même).

CDG ou comment aider les passagers en transit à réactiver leur circulation sanguine. Dans mon palmares des aéroports au transit impossible, il se dispute la première place avec Schipol (Amsterdam) où j’avais tout de même réussi à rater mon vol. A CDG, j’ai passé au bas mot une demi-heure dans d’interminables couloirs, sans compter l’attente au contrôle de la douane (20 min), puis au contrôle sécurité (25 min). On arrive d’un vol pour lequel on a déjà eu un contrôle de sécurité, mais non, il faut en refaire un. Je me demande d’ailleurs comment font ceux qui ont acheté de l’alcool en duty free pour passer leurs achats lors de ces contrôles… Si encore il y avait les petits chariots à bagages comme à Dubaï ou à Hong Kong, mais non que dale, il faut suer, ahaner, s’essouffler dans un labyrinthe de coursives inintéressantes tout en se disant que ses bras reviendront probablement en place, du moins on espère. Et encore, on est restée dans la même aérogare, le terminal 2… Je ne sais pas comment c’est possible, mais Sylvain qui est ressorti pour Mina en passant par un contrôle de douane puis a refait un enregistrement, négocié le passage de Mina et repassé un contrôle sécurité, est arrivé bien avant nous en zone d’embarquement… Vraiment CDG a des progrès à faire pour le confort des passagers en transit. Le truc rigolo dans l’affaire, c’est qu’au détour d’un couloir, nous avons croisé une copine Valeria et sa fille Zoé, grande amie de Enéa, en transit pour le Brésil. La probabilité de voir quelqu’un de connu en transit au même moment que nous était quasi nulle. C’était très sympa.

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2 Responses to Quelques brèves

  1. Lynda says:

    Hello, contente d’avoir de vos nouvelles, je suis impressionnée de lire que les filles ont brillament participé à une épreuve d’athlé à peine arrivées :) bon courage pour votre installation où qu’elle soit !
    Bises à toute la famille
    Lynda

  2. Al says:

    On se voit bientôt je pense. Dans un peu plus de deux semaines au pire.

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