Parti

Ca y est, j’ai pris l’avion pour la Martinique d’abord. J’irai en Guadeloupe ensuite, la semaine prochaine.
C’est une impression très étrange de revenir sur le lieu qui a imprégné toute ma vie. Je ne suis pas martiniquais, loin s’en faut, mais lorsque nous sommes revenus en France trente années auparavant, la fracture qui a toujours existé avec le reste de mes camarades était devenue un gouffre. J’étais définitivement « barré ». Pas martiniquais, non. Mais plus vraiment quoi que ce soit d’autre non plus.
Hier, lorsque le Boeing 737 s’est retrouvé en approche de l’aéroport du Lamentin, j’ai eu des frissons malgré les 28 degrés ambiants. Je ne connais rien de cette île où j’ai vécu près de 3 ans. Mais la synchronicité avec des bouleversements récents est criante. Au moment où mes quarante ans me libèrent de la pression sociale, à l’instant même où je reprends les commandes de ma carrière, dans une période où mes capacités physiques s’affirment dans ma catégorie d’âge, les antilles viennent opportunément me rappeler à quel point je vis un égarement perpétuel depuis trente années. Et que maintenant, c’est fini.
Je n’attends rien des caraïbes. Je veux juste profiter, sans calcul.

Départ imminent !

Le papillon des caraïbes

Le papillon des caraïbes

Après deux mois d’attente nous voici enfin dans les starting block.

Finalement, après avoir hésité entre plusieurs destinations avec entre autres la Tanzanie, l’Afrique Centrale, Singapour, l’Irlande, Hong Kong, la Malaisie, … notre tente se plantera dans les Caraïbes. Encore une île ? Ben c’est le jeu ma pauv’ Lucette.

Sylvain vient d’obtenir sa mutation pour la Guadeloupe. Les détails sur quoi comment viendront dans quelques temps. Pour le moment on rêve de sable chaud et on en a bien besoin ces derniers temps parce qu’ici l’hiver est bien installé avec -5° mardi matin et une belle chute de neige aujourd’hui qui recouvre tout et semble vouloir tenir longtemps. C’est le moment de mettre les chaines en vente sur e-bay.

Cyan sur les traces des corsaires

La "résidence" des petits veinards

La résidence !

Cyan est en voyage scolaire depuis plus de dix jours. Pour la première fois, mon petit volcan est partie avec sa classe et pour une première fois le séjour est plutôt sympa. Deux semaines dans une résidence château à Cancale, en bord de mer (elle a vue sur la mer depuis le réfectoire), avec stage de voile et de nombreuses visites dont celle du Mont St Michel et celle de St Malo où elle a fait la connaissance de Surcouf, des séances de pêche… Plein de trucs insensés qu’elle n’avait jamais fait avant. Elle a du s’en mettre plein les yeux.

Navigation à vue ?

Navigation à vue ?

Ils se sont bien amusé je pense même s’ils ont du avoir parfois très froid. J’espère que la maîtresse aura fait plein de photos. Les appareils numériques étaient interdits (comme à chaque fois, pour éviter les problèmes en cas de casse, chute, vol, plongeon inopiné dans la mer….) et je déteste les appareils jetables qui m’ont toujours fait des photos merdiques, pitoyables, floues …. Bref. Cyan est partie sans appareil photo.

Elle rentre ce soir tard, vers 20h. J’ai hâte.

Concours

Pour la première fois je tente un concours photo. Le thème est le portrait d’enfant. Ce n’est pas si simple qu’il n’y parait, mais au vue des autres photos, j’ai décidé de tenter ma chance.

Je n’ai pas très bien saisi si on juge la photo ou la bouille des gosses, du coup j’ai eu du mal à me décider dans mon choix, mais le grand gagnant se verra offrir une séance photo chez un pro. J’avoue que ça me tente assez.

On peut voter une fois par jour pour chaque photo, alors n’hésitez pas ! Je vais avoir besoin d’un coup de pouce au vue du lobbying de certains.

Cyan est ici et Enéa là. Ne cherchez pas Tara, elle est trop vieille pour participer. Dommage.

Voici les deux photos choisies. Je me demande si on peut mettre plusieurs photos par enfant.

IMG_3907bis

Enéa - IMG_0466

La saga des voitures

Avant de partir à Maurice, nous avions deux voitures : une Xantia et un Frontera. Nous pensions les vendre mais je n’avais pas trouvé le temps de le faire. Du coup j’avais mandaté mon petit frère et ma mère pour cette corvée (facile pour moi).  Sauf que bien sûr j’en voulais trop. A ma décharge, je dirais que le 4×4 nous avait coûté un œil en réparation en 2007 (moteur refait) et que je n’étais pas prête à m’en séparer pour moins que les réparations. Du coup les voitures n’ont pas été vendues.

La Xantia - plus puissante que tout ce qu'on a conduit à Maurice

La Xantia - plus puissante que tout ce qu'on a conduit à Maurice

Finalement ça tombait bien, nous avons deux voitures en ce moment ce qui nous arrange bien. Il a fallu recharger les batteries après avoir copieusement bombé les guêpes. Jusque là facile. La Xantia a toujours son contrôle technique valide. Coool. Bon elle a bien un rendu bizarre sur les dos d’âne mais ça roule.

Le Frontera, quant à lui, n’a pas son écusson bleu. Mais qu’est-ce que j’avais bien pu fabriqué il y a un an et demi ? Mystère. Il me semblait pourtant l’avoir passé. En plus, elle a un phare cassé (pierre ou malveillance ? va savoir). Je prends RDV au contrôle et dans le même temps je commande un phare chez un garagiste. Bien sûr le phare n’est pas arrivé à temps. Le garagiste me conseille alors de dire au gars de l’Auto Bilan qu’il a été commandé chez lui et qu’il peut lui téléphoner au besoin. Mais pourquoi tant d’inquiétude ? La contre visite est gratuite, ça me fait juste perdre du temps.

Bon.

frontera

A vendre ... pas cher

Je me rends sur place et là en discutant j’arrive à remonter le fil. J’avais bien passé le contrôle technique, mais il nécessitait contre visite pour cause de différence d’usure des pneus avant. Ne voulant pas changer les pneus avant de le vendre (j’étais déjà borgne pas besoin d’avoir les fesses écorchées en plus), je n’avais pas fait la contre visite et j’avais suggéré à Ghis de vendre le plus rapidement possible. Cette fois, ça passe (les mystères des contrôles). Le gars de l’Auto Bilan, très gentiment, ne me compte pas le phare que je change au final le lendemain. Au passage, j’ai payé 68€ !! Une fortune. Il y a un an et demi j’avais payé 55€. Si ça continue comme ça dans deux ou trois ans on atteint les 100€.  Quand on compare aux frais d’hospitalisation de mon neveu pour une semaine (75€ avec sa maman !) au Japon, on se dit qu’il y a comme un problème… Mais le pire, ce que je ne savais pas, c’est que depuis 2008 la contre visite est payante ! Je comprends mieux l’insistance du garagiste sur ce coup là.

L’étape maintenant, quand on aura réparé le rétro que Sylv vient de fracasser sur la Xantia (notre assureur va nous maudire), c’est de revendre ces deux voitures. Pas facile. Elles sont vieilles et consomment plus que les voitures récentes, ce qui n’est pas à la mode en ces temps de disette. Même si elles ont un bon moteur, on risque d’avoir du mal. Je suppose que tout est une question de prix.

Retour en France

Nous sommes de retour donc.

L’arrivée fut tardive, en retard comme il se doit sur les Paris-Nice en fin de journée. Nous n’avions pas de téléphone pour prévenir nos amis qui du coup ont poireauté un long moment. Bien sûr, il n’y avait plus de voiture de loc de disponible. Bien sûr le Mac Do était fermé et les filles affamées. Bien sûr maman avait oublié de nous laisser les clés de la Xantia qui de toute façon n’aurait pas démarré.

Nous nous sommes donc retrouvés à Bendejun, après avoir dormis deux heures la nuit d’avant, vers les minuit-1h, sans voiture, sans certitude sur la possibilité de nous faire à manger, mais avec une baignoire, de l’eau chaude, un frigo en fonction mais vide, une machine à laver, pleins d’oiseaux, internet et des cousins.

Pourquoi des cousins ? Vous allez comprendre. J’ai appelé ma cousine à 7h du mat le lendemain de notre arrivée ( »Elle bosse à 8h, il faut que tu l’appelles avant » « Euh … ça fait deux ans que j’ai pas vu Dominique. » « C’est pas grave appelle la. ») pour lui demander si par hasard elle pourrait nous prêter une voiture.

« Pas de problème, je passe te prendre à 7h30″. J’ai envoyé Sylvain. J’avais pas envie de m’habiller.

L’après-midi même, mon cousin est passé pour essayer de démarrer la vieille punto de Gigi, qui au final n’était pas très fiable. « Vous êtes bien installés ? » « Oui ça va, mais je crois qu’on a pas de gaz » (la plaque de gaz ne fonctionnait pas) « Attends je regarde » … « Je reviendrais ce soir pour nettoyer les injecteurs. Achète une bouteille. »

Le soir même nous avions de quoi faire la cuisine. Et quelques jours après, quand maman est redescendue (2h30 de route tout de même) pour nous filer les clés de la Xantia ( »Fais attention aux guêpes » « Quoi les guêpes ? …. Aïe ! » Les fourbes avaient fait leur nid partout dans les interstices de la carrosserie et m’ont attaquée immédiatement),  il nous a mis la batterie à charger et nous avons pu enfin leur rendre leur voiture après une bonne semaine d’utilisation.

Merci les cousins sur ce coup là.

T'as voulu voir Dakar

Petite info de dernière minutes. Je pars une semaine à Dakar pour le boulot. Genre de mercredi à mercredi. Pour rire et sans prévenir comme d’habitude. Ca va me faire voir un peu l’ambiance en Afrique de l’Ouest.

Je vous ramènerai des photos avec mon téléphone portable…

Herculéen

A Monaco, le 28 juillet dernier, il y avait le meeting d’athlétisme de la principauté : l’Herculis. En ouverture, durant toute l’après-midi qui précède se succèdent des courses de 1000m par catégorie. J’avais demandé à Tara et Cyan si elles étaient tentées. Cyan oui, sans hésiter. Tara a hésité parce qu’elle a beau être rapide, dès que ça dépasse 100m, il n’y a plus grand monde.

Cyan concentrée au départ du 1000m
Cyan concentrée au départ du 1000m

Elle s’est finalement inscrite. Enea aussi voulait courir. Mais je préfère attendre avant de la laisser faire des épreuves pareilles.

Et j’ai bien fait parce que le 28 juillet à Monaco, il faisait très très chaud. Leurs courses se déroulant vers 16h, ce n’était vraiment pas des conditions idéales pour la course de fond.

Je les avais briffées. Je ne voulais pas qu’elles partent comme des fusées et qu’elles explosent en vol. Elles ont respectées les consignes. Heureusement pour Tara. Peut-être un peu trop « à la lettre » pour Cyan.

Départ de Cyan

Départ de Cyan

Cyan était dans la course 14 à 16h25. Celle des poussines 1 (nées en 1999). Elles étaient 13 au départ. Très concentrée, Cyan est partie en queue de peloton. Et a tout de suite commencé à remonter calmement. Au bout de 300m, elle était déjà sixième. Passage en 1′38 au 400, sans se désunir. C’est là en général que tout le monde ralentit. Cyan est peut-être partie trop prudemment ? Elle remonte des concurrentes fatiguée. A la cloche (dernier tour), elle est quatrième. Les deux premières sont très loin mais pas la troisième.

Cyan heureuse sur le podium

Cyan heureuse sur le podium

Cyan se colle derrière. C’est là que la maman dans le public joue de la voix. « Vas-y Cyan ! Elle est à ta portée. Tu peux l’avoir ! » N’écoutant que sa maman, Cyan plante une accélération sur 30m pour sécher sa concurrente. Après 700m de course, on se demande ce qu’elle faisait avant. Après un passage en 3′26 au 800m, elle termine en roue libre, trop loin des deux premières, et à l’abris d’un quelconque retour de l’arrière. Elle finit donc 3ème en 4′25″55. Pas de quoi sauter au plafond niveau performance, mais étant données les conditions, la nonchalance de l’énergumène et sa fraîcheur à l’arrivée, on se demande si elle aurait pu suivre la gagnante ( 3′50 au 1000). La prochaine fois, les consigne seront différentes. Car il y aura une prochaine fois…

Tara toujours en course

Tara toujours en course

Puis vint l’heure de Tara (16h55). Course 18, Benjamines 1, pour les filles nées en 1997. 22 filles au départ. Même timidité, même départ en queue de peloton, même remontée. Mais Tara a des problèmes respiratoires. Alors, la machine se dérègle et la crise d’asthme guette. Et au bout de 400m, elle ralentit drastiquement et se fait remonter par tout le monde, sans exception. Elle finit en 5′03″74, a plus de 30 secondes de l’avant-dernière.

Tara à l'agonie

Tara à l'agonie

Et pourtant, on appréciera la belle foulée et ce rebond qui n’a rien à voir avec l’agonie qui s’en est suivi dans les 600 derniers mètres. On notera aussi la différence de gabarit avec ses concurrentes.

A la rentrée, on va s’inscrire dans un club d’athlé puisque nous sommes en France. Je ferai le coach. Tara se refera une santé sur des 50m vengeurs. Cyan va nous descendre rapidement sous les 4 minutes au kilo. C’est un fier papa qui vous le dit.

Quelques brèves

Pour revenir doucement dans le blog voici quelques brèves:

Deux accidents en deux semaines, c’est le tarif pour quitter Maurice pour Al. Je précise tout de même qu’à chaque fois ce n’était pas de ma faute. Déjà pour quitter la France il y a un an et demi, j’avais eu plein de problèmes annexes (amendes, contrôles de gendarmerie, etc). Je mesure ma chance du moment à ce qui m’arrive en voiture. Cet hiver au Japon par exemple, j’ai été prise en flagrant délit d’excès de vitesse sur une autoroute limitée à 80 ou 90 km/h pendant 100 km sans rien de visible le justifiant comme des travaux par exemple (j’ai craqué). J’étais autour de 140 km/h. « C’est combien les excès de vitesse au Japon ? » « Euh, autour de 2500 € »  » HEIN !!! » Le policier qui nous a arrêté a hésité cinq minutes à faire son méchant très méchant… et il nous a laissé partir comme ça. J’étais en veine à ce moment là. En un an et demi à Maurice, nous auront eu à deux 4 accidents, 5 crevaisons dont deux pneus explosés dans les nids de poules et deux carters moteurs fendus. Un joli score à l’image de l’état des routes et de la conduite mauricienne.

Nous sommes arrivés à Maurice avec un dizaine de cartons dont quatre pour les vélos, un pour le piano et un pour la guitare. Je pensais repartir avec une vingtaine, une trentaine max. Nous avons fait partir 47 cartons finalement (et encore, on a laissé les vélos  et le porte-vélos là-bas) … Ça me laisse perplexe. Bon, c’est vrai que nous avons du racheter des serviettes, qu’il y avait une fontaine, un ganesh, un gros pot, un barbecue et quelques bibelots en plus mais c’est surtout la vaisselle que j’ai acheté tout au long de l’année qui a fait la différence je pense. Les locations ont beau être « full furnish », il manque toujours de la vaisselle surtout quand on est cinq.

Aline ou l’art de se mettre dans la m… toute seule comme une grande. En février, j’ai pu changé ma carte bleue qui arrivait à expiration. Ça tombait bien, nous étions sur la Côte. De retour à Maurice, j’ai donné sans faire attention ma carte française pour payer tout en composant le code de la carte mauricienne… Comme j’étais dans le pâté, j’ai fait trois fois le code (vous commencez à comprendre ?). « Mince, j’espère que ça va pas me bloquer ma carte » « Mais non ne vous en faites pas » dixit le vendeur très charmant au demeurant. Et puis j’ai oublié l’incident. Jusqu’à ce que j’ai besoin de retirer de l’argent liquide pour cause de rupture de trésorerie à Maurice (avec un mois de moins de frais qui n’arrivait pas, on avait toujours du mal en fin de trimestre). Ne pouvant pas retirer plus de 20000 roupies par guichet, il fallait en faire plusieurs. Premier guichet, ça passe. Deuxième guichet, ça passe. Troisième guichet, refus. Bon pas grave, je dois avoir atteint mon quota journalier, j’attendrai demain. Sauf que ça n’a jamais marché évidemment. J’ai vraiment pris conscience qu’il y avait un problème quand j’ai voulu payer sur internet le renouvellement de lapoof.com. Le plus étrange c’est qu’il a fallu deux retraits avant que ma carte soit effectivement bloquée. Nous étions en juin. Vous me direz ,pas de problème, Sylvain a une carte lui aussi. Sauf que la carte de Sylvain était également arrivée à expiration en mai. Nous avons donc testé l’expédition de carte bleue à l’étranger.  Et bien, ça marche. DHL est un service bien rodé. Elle est arrivée deux jours avant qu’on libère la maison. On a eu chaud.

Le transit d’animaux cabine est décidément compliqué. L’enregistrement a été tellement long que nous sommes arrivés juste pour embarquer. Pour commencer, ils ne voulaient pas nous faire l’enregistrement jusqu’à Nice. « La machine ne le permet pas ». Ben voyons. « Donc nous allons nous trimballer tous nos bagages à CDG. Avec trois heures de transit et un chat à réenregistrer, on risque de rater le vol. »"Ce n’est pas nous, c’est Air France » Il faut préciser que les vols Air France sont gérés par du personnel Air Mauritius. Il y a un correspondant Air France et un seul dans tout l’aéroport. Nous avons demandé à le voir pour discuter. Après palabres, il nous a proposé de faire le transit pour les filles et moi avec tous les bagages et qu’ainsi seul Sylvain devrait sortir pour que la douane voit Mina et contrôle ses papiers. Ça nous arrangeait grandement, parce qu’en dehors de la manutention, l’enregistrement à Paris aurait surement posé des problèmes de taxes pour excédent. On se doutait bien qu’à Maurice, ils accepteraient le surpoids et de fait, après nous avoir emm…. pour Mina, ils ont tout lâché pour les bagages (200 kg au lieu des 120 kg officiels sans compter les ordis… et dire que j’avais fait du tri). Mais à Paris, on était à peu près sûr que ça ne passerait pas. Au final, Sylvain a présenté Mina à un douanier qui n’en avait rien à faire et qui n’a rien contrôlé du tout. Pour l’enregistrement Paris-Nice, ils ont voulu refaire payé Mina (bien qu’elle soit considérée comme bagage cabine, elle paye son billet). Sylvain a tenu bon en disant qu’on avait déjà payé (80€ tout de même).

CDG ou comment aider les passagers en transit à réactiver leur circulation sanguine. Dans mon palmares des aéroports au transit impossible, il se dispute la première place avec Schipol (Amsterdam) où j’avais tout de même réussi à rater mon vol. A CDG, j’ai passé au bas mot une demi-heure dans d’interminables couloirs, sans compter l’attente au contrôle de la douane (20 min), puis au contrôle sécurité (25 min). On arrive d’un vol pour lequel on a déjà eu un contrôle de sécurité, mais non, il faut en refaire un. Je me demande d’ailleurs comment font ceux qui ont acheté de l’alcool en duty free pour passer leurs achats lors de ces contrôles… Si encore il y avait les petits chariots à bagages comme à Dubaï ou à Hong Kong, mais non que dale, il faut suer, ahaner, s’essouffler dans un labyrinthe de coursives inintéressantes tout en se disant que ses bras reviendront probablement en place, du moins on espère. Et encore, on est restée dans la même aérogare, le terminal 2… Je ne sais pas comment c’est possible, mais Sylvain qui est ressorti pour Mina en passant par un contrôle de douane puis a refait un enregistrement, négocié le passage de Mina et repassé un contrôle sécurité, est arrivé bien avant nous en zone d’embarquement… Vraiment CDG a des progrès à faire pour le confort des passagers en transit. Le truc rigolo dans l’affaire, c’est qu’au détour d’un couloir, nous avons croisé une copine Valeria et sa fille Zoé, grande amie de Enéa, en transit pour le Brésil. La probabilité de voir quelqu’un de connu en transit au même moment que nous était quasi nulle. C’était très sympa.

Champion de Maurice

Ils étaient champions du district de Rivière Noire il y a un mois, les petits gars de CM1 et CM2 de Paul et Virginie ont gagné la coupe des champions de Maurice en football hier.

Il y a deux semaines, lors du traditionnel pique nique de l’UFE Rivière Noire au chassé de Case Noyale, Sylvain et un bon nombre de gars, grands et petits, ont tapé la balle pendant deux heures. Sylv est ressorti de là heureux, fatigué et surpris du niveau des mômes.

Je comprends mieux pourquoi ils sont champions du district. Bon si on force vraiment, on les casse, c’est des mômes, mais bon sang ils jouent bien.

Et bien voilà. Tout le monde le sait maintenant.

Ils n’ont pas pris un seul but. La prochaine étape pourrait bien être un voyage un Europe pour rencontrer d’autres pays. Délire non ?

Avec la victoire par équipe au cross en novembre, Paul et Virginie se place en tête des écoles françaises au niveau sport. Cyan aurait bien aimé participé mais elle n’a pas osé s’imposer dans l’équipe.

Comme je suis débutante, je les aurais gêné. Et puis j’aurais été la seule fille.

Dur pour ma sportive. A défaut, elle les a encouragé toute la journée hier.