Une rentrée sous le soleil

Les filles ont repris l’école lundi dernier à l’issue des vacances de Carnaval qui ici ne durent qu’une semaine. Entre parenthèse, les vacances scolaires des DOM sont un peu différentes de celles des trois zones de métropole. Vous trouverez celles de Guadeloupe sur le site de l’académie, ici.

Elles sont inscrites dans leurs écoles de secteur : l’école primaire de Viard, du nom du cours d’eau qui passe dans le quartier éponyme et dans le collège Bébel (comme Belmondo ? va savoir), le seul et unique collège de Ste Rose et des environs. Les écoles sont bondées. La classe de Cyan comprend plus de 30 élèves et le collège est une véritable usine avec ses 12 classes par niveau voire plus et ses 1500 élèves.

Pour les inscriptions, il faut faire la demande en mairie pour le primaire (comme partout) et c’est le rectorat qui fait les affectations pour le collège. Pour le précédent collège de Tara dans les Yvelines, nous n’avions pas eu besoin de passer par le rectorat, alors je ne sais pas si c’est la règle. Il faut aussi impérativement avoir l’exéat (papier de sortie du précédent établissement) ce qui nous a posé quelques problèmes parce que le collège B. Pascal ne pouvait pas le sortir avant d’avoir le nom du nouveau collège (encore un champ obligatoire bloquant …), nom que nous n’avions pas puisque nous n’avions pas encore de point de chute et que le rectorat d’ici, de toute façon, reste le maître des affectations… Nous avions là un joli specimen d’adminiserpent (serpent administratif) qui se mord la queue comme tous ceux de son espèce. Blaise Pascal a cédé avec philosophie. On en n’attendait pas moins. Mais revenons à nos marmailles.

L’école de Cyan et Enéa compte finalement cinq petites blanchettes. Le reste du monde, y compris les maîtresses, est plus ou moins coloré. Ça n’a pas l’air de les déranger beaucoup, Enéa était même presque déçue d’avoir une autre « blonde » dans sa classe. Cyan était attendue de pied ferme par tout un gang de petites belettes surexcitées d’avoir une nouvelle et sa soeur et elle ont été accueillies dans cette joyeuse effervescence qui caractérise les enfants d’ici. Les horaires sont légèrement décalés, elles commencent à 8h et finissent à 16h. La pause repas en revanche reste la même. J’ai déjà réussi à les amener en retard, les embouteillages ce vendredi matin étaient impressionnants.

Tara quant à elle aura deux fois plus de blanches dans sa 5ième J que dans sa classe à Plaisir puisqu’elle sont … deux. Et oui le collège Blaise Pascal ayant une effrayante réputation de collège de ZEP (complètement infondée selon moi, même si je n’étais pas rassurée au départ), les parents ne se risquent pas à laisser leur fille dans cette arène. Les petits gars, plus déjà… Il n’y avait d’ailleurs que six filles en tout pour 24 élèves. Le collège Bébel est plus mixé tant au niveau du nombre de filles et de garçons qu’au niveau des métros. Mais Tara se moque bien de tout ça. Elle a un emploi du temps exceptionnel et finit à la mi journée trois à quatre fois par semaine, le jeudi après-midi étant rempli une semaine sur deux. Le rêve. En fait,  pour elle aussi, les horaires sont décalés vers le bas. Elle commence à 7h et sa matinée se termine parfois à 13h après six heures de cours. C’est pas mal comme emploi du temps. La contre partie c’est qu’il va falloir que j’assure la logistique avec la bouffe et les transports car les bus scolaires sont blindés, impossible d’obtenir une place pour les quatre mois qui restent. A moins de trouver les circuits des bus publics …

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